Montigny, une ville solidaire ?

2021 sera la première année complète du mandat ; elle est importante car elle donnera pour les 5 années à venir les grandes tendances de la politique de l’équipe en place.

En février dernier, lors du débat d’orientations du CCAS (Centre Communal d’Action Sociale, organisme des municipalités pour mettre en œuvre leur politique sociale et de solidarité) nous avons totalement approuvé les orientations présentées : renforcer la mission emploi, l’aide à domicile et les actions en direction des personnes dépendantes ou en perte d’autonomie, identifier les publics « invisibles » (qui ne demandent pas les aides auxquelles ils auraient droit), créer un dispositif de veille et d’accompagnement social pour les étudiants, créer un observatoire.

Malheureusement, à la mise en oeuvre, avec l’élaboration du budget, nous avons découvert l’absence de crédits pour ces actions. Nous avons questionné la cohérence entre les ambitions et les moyens. Il nous a été répondu que les actions se limiteraient à des partenariats, des mises en relation avec des associations, des actions de communication sur les aides existantes…

Le travail avec les associations de proximité est primordial, mais sans moyens financiers supplémentaires, cela sera-t-il suffisant ? La mission du CCAS est le développement social, il ne doit pas se contenter de l’assistance.

Une importante crise économique et sociale nous guette au sortir de la crise sanitaire qui n’en finit pas. N’est-ce pas le moment d’initier des actions concrètes ou d’amplifier les dispositifs existants en faveur de l’emploi, de l’alimentation, et de la détection des besoins réels de nos concitoyens ?

L’enveloppe votée au budget 2021 n’est pas à la hauteur des enjeux. On ne parle pas de montants qui mettraient en péril l’équilibre financier de la commune, puisque le financement communal du CCAS ne dépasse pas le million d’euros dans un budget municipal qui en compte 76. Avec quelques dizaines de milliers d’euros, on aurait pu véritablement engager de nouvelles actions, au service d’un projet municipal qui s’affichait comme solidaire : un poste de conseiller(ère) en économie sociale et familiale, des moyens pour l’épicerie sociale, afin d’organiser des ateliers et de l’éducation alimentaire…

Force est de constater que le maire et son équipe avaient de belles intentions en direction des personnes les plus fragiles. Encore une fois, ce sont des mots et ils ne se donnent pas les moyens de les concrétiser.

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