Avant travaux
Photo montage après travaux

Lors de la campagne municipale de 2014, la liste Montigny Ensemble propose de construire, sur le terrain de l’ancien collège Bergson à la Sourderie, un centre culturel. Ce futur forum des arts doit regrouper : le conservatoire de musique, l’école de danse et l’école de théâtre. Sur ce terrain, plusieurs parcelles sont aussi réservées pour la vente à des promoteurs afin d’y construire des logements.
En 2016, lors de la réunion publique dédiée à la présentation du projet, certains riverains de l’avenue Joseph Kessel s’inquiètent des problèmes de stationnement que pourrait générer le forum des arts. En effet, le projet initial ne prévoit que vingt places de parking en souterrain, réservées aux enseignants. De plus, lors du réaménagement de l’avenue Kessel, en 2017, aucun aménagement cyclable n’a été réalisé alors qu’il était inscrit dans le Plan Local de Déplacement (PLD). L’accès à cet équipement culturel, y compris pour les mobilités douces, semble avoir été complètement oublié dans ce projet.

Fin 2018, une déclaration préalable de travaux a été affichée sur l’espace vert (communément appelé par les riverains “parc du bateau pirate”) contigu au terrain du collège Bergson. Cette déclaration indiquait la construction d’un parking en lieu et place du terrain de pétanque et d’un grand espace engazonné.
En avril 2019, lors d’une réunion publique à la Sourderie, plusieurs personnes ont exprimé leur étonnement et leur incompréhension face à ce projet de la mairie. Le fait d’amputer et de dénaturer le parc existant pour y créer un parking est contraire aux engagements souscrits par la ville à travers le PLD et le PCAET (Plan Climat Air Energie Territorial) à savoir : réduction de la place de la voiture, réduction des émissions de CO2, de la pollution, du bruit…
De nombreux citoyens ont alors interpellé la municipalité et une pétition a été mise en ligne.
Dès sa prise de fonction en mai 2020, le maire a été questionné en conseil municipal par les élus AIMES à ce sujet.
A chaque fois, il a considéré que les opposants au projet de parking diffusaient des informations erronées afin d’induire en erreur les habitants et de recueillir plus de signatures pour la pétition.

Lors du conseil municipal du 09 novembre 2020, le maire a déclaré :

D’ailleurs j’ai souvenir que la pétition a été lancée fort opportunément au début de la campagne des municipales“,

et le site de la mairie faisait état d’une pétition lancée en février 2020 (voir mise à jour en fin d’article d’actu78 : https://lagazette-sqy.fr/2020/02/26/votreville/montigny-le-bretonneux/une-petition-contre-la-construction-dun-parking-proche-dune-aire-de-jeux/).

C’est FAUX. 

La pétition est en ligne depuis le 28 avril 2019, soit bien avant le lancement de la campagne municipale de 2020 !

Il a aussi, lors du même conseil municipal, clairement exprimé que la pétition en ligne n’était pas recevable car le texte qui l’accompagnait avait été modifié de nombreuses fois.

Ensuite la pétition a évolué en indiquant que c’était une partie du parc où se situe les jeux, puis enfin de préciser que nous amputions le merlon pour un parking.

C’est FAUX.

Le texte de la pétition n’a jamais été modifié. La pétition a seulement été mise à jour par le site hébergeur.
Pour rappel, voici le lien vers la pétition : https://secure.avaaz.org/community_petitions/fr/Parents__Sauvons_notre_parc_des_pirates/

Aussi en conseil municipal le 22 juin 2020, il disait :

ce n’est qu’après que la ville ait apporté un correctif que le message de la pétition a apporté une modification et précisé que ce n’était pas les jeux qui étaient concernés mais les espaces verts qui les séparent des habitations. Et nous avions vu qu’un grand nombre des signatures dont vous me parlez avaient été obtenues alors que c’était le premier message qui était en ligne.

Le 09/11/2020, il ajoutait:

“on ne peut pas avoir une discussion constructive sur une base erronée.”

Toutefois, il s’était engagé à étudier une solution moins impactante. Ainsi, le 22/06/2020, il disait:

j’ai demandé à mon arrivée que l’on étudie une zone de parking qui impacte moins les jeux existants“.

Aujourd’hui et malgré une forte opposition des Ignymontains, le maire est resté « droit dans ses bottes » et a fait réaliser ce parking sans aucune modification du plan initial, sans aucune étude de solution moins impactante. Etude qu’il n’a d’ailleurs pas réalisée malgré l’engagement pris devant le conseil municipal.

Maintenant que le parking est réalisé, force est de constater que les informations qu’il a fournies étaient largement erronées.

Dans l’Ignymontain de décembre 2020, il est indiqué:

Le parking nouvellement construit, doté de 43 places sur 330 m2,…“.

Sur une surface de terrain totale de 4482 m2 , l’amputation de 330 m² ne représenterait qu’une faible partie de l’espace vert.

C’est FAUX.

Nous estimons que la surface du parking (43 places plus voies d’accès) excède 750 m².

Selon le maire, il était prévu une vraie séparation entre l’aire avec jeux pour enfants et le parking avec notamment une haie très dense. Dans l’Ignymontain de décembre 2020, on peut ainsi lire:

Le parking (…) disposera (…) d’une clôture périphérique dont une partie sera doublée d’une végétalisation très dense“.

C’est FAUX… ou plutôt, ce sera (peut-être) vrai dans… 10 ans au plus tôt 

Voici la photo de la haie de séparation prise depuis le parking, on y distingue aisément le bateau pirate.

Haie

Selon le maire, le parking devait être végétalisé. Dans l’Ignymontain de décembre 2020, il est écrit:

le parking, réalisé en pavés drainants engazonnés permettant l’infiltration des eaux“.

C’est FAUX.

La voie d’accès aux places de parking est réalisée avec un enrobé bitumé. Seuls les emplacements ont été réalisés avec des pavés drainants… et aucun gazon, mais peut-être en poussera-t-il, un peu, un jour, entre les pavés…

vue parking

Après réalisation de ce parking, nous constatons malheureusement que les craintes et les objections des citoyens sur la dégradation de notre cadre de vie engendrée par ce parking étaient fondées. Il est dommage que le maire (qui pourtant prône le dialogue continu avec les citoyens), n’ait pas cherché à comprendre les craintes et les objections des riverains pour apporter des modifications à son projet.

Si le déroulé de ce projet est à l’image de la mandature que souhaite le maire, nous sommes en droit de nous poser plusieurs questions :

  • la décision de mettre la délégation à la transition écologique au même niveau que finances et commande publique est-elle juste une opération de communication et de greenwashing ?
  • l’implication citoyenne affichée sur le site de la ville :

« La démocratie participative est complémentaire à la démocratie représentative. Nous l’encourageons afin de dynamiser l’implication citoyenne dans la vie locale au quotidien. C’est dans la concertation et l’échange que nous pouvons ensemble changer les choses »

est-elle seulement valable quand elle va dans le sens du maire ?

Le mandat débute à peine que les premières réalisations sont à l’opposé des engagements pris sur la concertation, la démocratie participative et l’environnement. Les promesses de transition écologique et de démocratie participative ne sont pas tenues.

Sources et précisions :

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