Où sont les femmes ?
La charte européenne pour l’égalité des femmes et des hommes dans la vie locale a été proposée, en 2019, au congrès de l’Association des Maires de France. Elle stipule, entre autres, que « la participation équilibrée des femmes et des hommes à la prise de décision est un préalable de la société démocratique » et que « des plans d’action et des programmes adéquatement financés sont des outils nécessaires pour faire avancer l’égalité des femmes et des hommes ».
Montigny n’apparait pas, à ce jour, dans la liste des signataires.
Le rapport sur l’égalité femmes/hommes est un document réglementaire qui s’impose notamment aux communes de plus de 20 000 habitants. Il vise à sensibiliser les élus et agents de la collectivité à l’égalité femmes-hommes, porter et rendre visible ce sujet aux yeux de toutes et tous. Il est présenté chaque année en conseil municipal. Mais il n’est pas public, on le regrette.
Dans le rapport présenté le 2 avril 2026, nous avons constaté un chiffre particulièrement frappant : en 2025, l’école Municipale des Sports (269 enfants de 4 à 11 ans) n’a regroupé que 33% de filles. Bien sûr, à cet âge ce sont les parents qui décident. Mais une telle disparité mériterait une campagne d’action municipale d’ampleur.
En bref, comme dit à la fin du rapport, des interrogations et des efforts restent à faire !
Dans la vie de la municipalité, on voit aussi que les stéréotypes de genre sont encore fortement présents : au sein du conseil municipal, la commission Affaires sociales, petite enfance, éducation, jeunesse et vie des quartiers est représentée à 80% par des femmes !
Le maire a aussi fait un choix « fort » pour ce mandat : le premier adjoint est un homme et non plus une femme, un (mauvais) signal révélateur en (dé)faveur de l’égalité femmes-hommes.
Alors qu’il est de plus en plus clair et établi que la participation pleine et entière des femmes dans les processus décisionnaires politiques améliore la qualité du débat et la diversité des solutions proposées, Montigny semble à la traine.
On s’y met quand ?
Claire LAVENANT, Guillaume BEURIOT et Claudie SOUCHÉ
